
Ma mère en Géorgie !
On m’a demandé comment s’est déroulée la visite de ma mère en Géorgie…
Je vais simplement expliquer ça avec une petite anecdote. Ma mère est là, pour la première fois, depuis quelques jours et elle s’est mise en tête d’acheter du saucisson en guise de cadeau-souvenir pour ses amis français. Je la regarde surprise, (mais pas tant que ça parce que je la connais ) j’essaie de lui expliquer qu’en Géorgie, il n’y a pas de saucisson et qu’elle ne trouvera pas ce type de produit. De plus, je lui suggère de leur apporter quelque chose de typique, il y a tant de choses qu’on ne trouve pas en France… que ses amis découvrent un peu cette culture si différente !
Elle m’écoute à moitié, quelques jours passent, mais l’idée, elle lui est bien restée en tête ! Elle n’en démordra pas. Elle remet ça sur le tapis, et elle me dit qu’elle a vu un magasin qui en vendait dans le quartier. (Dans mon quartier particulièrement, cela devient plus qu’improbable).
Elle revient d’une promenade toute groggy… (Peur de rien, la maman! C’est une dure à cuire! Rien ne l’empêchera de sortir partout et toute seule ! Vive les mamans indépendantes françaises !) Elle me raconte qu’elle s’est faite mettre dehors par un commerçant, qui n’a pas voulu lui vendre du saucisson. Elle a tenté de lui montrer que dehors sur sa devanture, il y avait une photo de saucisson! Le mec l’aurait mise à la porte…
Moralité: quand on est une maman française en Géorgie, on sort avec sa famille les premiers jours, on s’acclimate d’abord, on observe, pour comprendre l’ambiance avant de se jeter dans la gueule du loup et de s’aventurer dans des situations potentiellement difficiles! J’ai la seule mère au monde qui a dû se faire jeter dehors par un géorgien !
En même temps, si on lui parle français à ce géorgien, si on lui parle d’un truc qui ne vend pas, qu’il ne connait même pas et si on lui montre une devanture qui date de l’Union soviétique et qui n’a simplement pas été changé … Alors, connaissant très bien les deux parties, je les classe ex aequo. Un partout.
En revanche, à aucun, je donne la Palme de la communication non violente.
